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Be Good
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[X] Goodbye Quietness [PV : Gubetta]

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Marie-Rose Tisserand
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Dim 15 Jan - 15:49

PV.Gubetta

Goodbye Quietness

Où est la tranquillité ?


De manière générale, voir Marie-Rose en dehors de sa chambre hors des périodes de cours ne pouvait signifier que peu de choses. Soit qu'un événement quelconque sur son PC venait de l'énerver, auquel cas elle se défoulait sur un jeu de combat dans la salle de jeu, soit une tâche lui avait été demandé de la part d'un responsable et elle l'effectuait.

Qui connaissait un peu la jeune femme savait que la voir assise dans un fauteuil dans la salle commune avec un bouquin signifiait qu'il se passait quelque chose étrange. Les seules personnes connaissant vraiment Marie savaient, eux, que ce comportement signifiait soit une mise-à-jour longue sur son PC, soit un problème avec celui-ci qui demandait l'avis d'un spécialiste. Pour le coup, première option.

Elle détestait les mise-à-jours. Ça prenait beaucoup trop de temps et Dieu aimait faire en sorte que le jour où elle les fasse il commence à pleuvoir des cordes, perturbant le signal et allongeant évidemment le processus. Inutile de dire que malgré le calme apparent d'une jeune fille bouquinant au coin du feu, la demoiselle avait les nerfs à vifs. Ce n'était certainement pas le bon moment pour la déranger pour quelque chose de futile.

Tournant une page, elle jeta un énième coup d'oeil à sa montre. Plus que trente minutes ? Non, encore trente minutes. Minimum. Soit largement trop. A ce rythme, pensa-t'elle en serrant les dents, elle aurait fini son livre avant la fin de cette stupide mise-à-jour. Livre commencer hier et qui était l'avant-dernier qu'elle avait encore à lire avant qu'elle doive en re-télécharger un paquet.

Elle grimaça en se pinçant l'arrête du nez, tapota sa liseuse pour que la luminosité revienne à la normale et reprit le fil des mots. Ne pas lire trop vite et attendre tranquillement. Tranquillement...


© Yamashita sur épicode

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Gubetta Pavarotti
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Lun 16 Jan - 10:57

Goodbye Quietness !


 
Ft Marie-Rose Tisserand

 

Il fait froid. Il y a des courants d’air dans le couloir, sans doute une porte restée ouverte quelque part. Gubetta frissonne. Immobile depuis trop longtemps, le vent glacial qui lui parvient le gèle. Il ne peut pourtant s’empêcher de rester là, telle une statue de glace, parfaitement immobile. Il observe par la fenêtre le jardin recouvert de givre. Est-ce que les plantes vont survivre à l’hiver ? On le saura certainement au printemps. Le garçon aux cheveux corbeau n’a guère envie de sortir pour l’instant, mais s’il neige ou que le temps se réchauffe, peut-être qu’il changera d’avis. Pour l’heure, il n’a rien à faire, tous ses devoirs sont - presque - terminés et les leçons - presque - apprises.
Il fait froid et Gubetta est en t-shirt dans l’enceinte de l’orphelinat, cherchant désespérément quelque chose à faire. Il devrait certainement retourner dans la chambre qu’il partage avec deux autres enfants, et jouer avec eux. Son petit frère est toujours enclin à le suivre dans ses conneries, sans parler de la petite Ruby, qui elle, est plutôt du genre à les entraîner dans ces mêmes conneries.

Le petit italien a envie, pour une fois, de jouer avec quelqu’un d’autre, d’aller voir du monde. Il aime faire des rencontres et s’extasie parfois sur les devoirs des plus grands, ne comprenant pas grand chose aux mathématiques de leur niveau, ou d’autres matières qu’on ne lui enseigne pas encore. Sa maîtrise de l’anglais, quoiqu’il soit au foyer depuis trois ans maintenant, laisse encore à désirer. Il ne parle qu’en français avec son frère, comme avant, lorsqu’ils vivaient avec sa famille en Belgique. Gubetta songe souvent à cette époque-là, s’interrogeant toujours sur la cause de cet incendie qui a dévasté sa maison, sa famille et sa petite vie tranquille. Mais ça restera probablement un grand mystère et ce n’est pas plus mal.

Finalement décidé à bouger, le gamin de neuf ans quitte la fenêtre de son regard sombre, qui laisse transparaître chacune de ses émotions, et il longe le couloir. Le sol est froid à travers ses pantoufles. L’hiver est une saison bien monotone et lugubre, certainement pas celle que Gubetta préfère. À cette période, le garçon perd toujours un peu de son entrain, comme si le souvenir du tragique incident revenait de façon récurrente.
Se retrouvant dans la salle commune, Gubetta observe un peu les jeunes qui s’y trouvent. La plupart sont occupés en groupe, discutent, des adolescents ou jeunes adultes qu’il ne connaît pas. Certains sont des têtes plus ou moins familières, Gubetta connaît quelques noms, sans plus.

Le garçon remarque celle qui est toute seule. Elle, il ne la connaît pas du tout. Plongée dans sa lecture, elle n’a pas l’air de vouloir être dérangée. Mais ça, Gubetta s’en fiche complètement, et il se dirige d’un pas déterminé vers son coin, se glisse près d’elle et tente de lire le titre du livre.

“Salut ! Qu’est-ce que tu fais ?”

Comme si ce n’était pas assez évident qu’elle est en train de lire. Mais le gamin n’a pas envie qu’elle lise, il voudrait qu’elle s’intéresse à lui et qu’elle accepte de jouer. Ou de discuter. Tout sauf qu’elle reste silencieuse, dans son coin.

“Comment tu t’appelles ?”

© Kayl
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Marie-Rose Tisserand
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Lun 16 Jan - 16:20

PV.Gubetta

Goodbye Quietness

Où est la tranquillité ?


Tranquillement elle avait dit ? Qu'espérait-elle dans une pièce ou des bambins courraient partout en cherchant à dégager l'excédant d'énergie propre à cet âge. Marie, elle, ne le comprenait pas vraiment. En même temps, au même moment de sa vie elle était déjà derrière un PC, bien involontairement. Mais durant les années passés dans ce foyer, elle avait apprit, alors pourquoi ne s'était-elle pas juste enfermée dans sa chambre.

De manière contradictoire, Marie-Rose cherchait à se sociabiliser, voilà pourquoi. Elle était loin d'être idiote, quand elle avait rencontré des gens de son âge et plus jeune, elle avait compris que c'était elle qui était particulière par son isolement, pas l'inverse. Alors elle essayait de faire des efforts. Ne pas lire dans sa chambre par exemple... Mais ça c'était au début. Quand elle avait l'intention. Maintenant, se poser avec sa liseuse à côté du feu était une habitude. Qu'elle se reprochait d'avoir d'ailleurs.

Et que faisait-il ce gamin à essayer de regarder entre ses doigts. Il s'attendait qu'il y ai un titre sur la tablette ? Tss... C'était normal pour un enfant d'être curieux et d'être actif, ok ça elle comprenait. Mais étaient-ils obliger de venir emmerder le monde sans se préoccuper des autres ? C'était con de parler d'éducation dans un endroit où l'orphelinat était presque une norme, mais la politesse franchement... Calme Marie. Calme. Inspire, il te laissera peut-être tranquille. Douce utopie.

- Salut ! Qu’est-ce que tu fais ?

... Elle devait lui faire un dessin ? Bon, si il ne savait pas ce qu'était une liseuse c'était possible qu'il pose la question, mais même sur un portable, elle avait clairement l'air d'être en train de lire. Duh. Calme, Marie. Le gosse à l'air d'avoir la dizaine, pas de quoi t'énerver. Normalement. Deux choix dans son esprit. Rien dire et le laisser s'ennuyer, les gosses ça changeaient vite de centre d'attention, ou lui dire clairement d'aller voir ailleurs. Première solution en cours.

- Comment tu t’appelles ?

Ok, c'était - déjà - un échec. Marie serra les dents en levant les yeux aux ciels avant de fixer le petit garçon dans les yeux. Il avait une tête innocente, de celles qui vous disaient qu'il fallait s'occuper un peu de lui. Donc une tête à claque selon les standards de la jeune femme. Elle n'avait pas envie de le laisser partir dans un délire. Donc elle devait répondre. Et ça c'était ennuyeux.

- Je m'appelle Marie et je lis un livre.

Bon, elle avait répondu poliment (du moins au summum de ce qu'elle pouvait faire) aux questions du gosse. Et maintenant elle avait quitté du regard le brun pour faire semblant de continuer à lire. Et évidemment, à la tête de celui-ci, ça ne lui suffisait pas.

- Un très bon livre que je vais continuer à lire dès que tu seras parti.

... C'était sec, cassant, mais poli, non ? Elle ne pouvait pas mieux faire pour le coup. En espérant qu'il comprenne le message quasi-explicite et qu'il lâche l'affaire.


© Yamashita sur épicode

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Gubetta Pavarotti
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Jeu 19 Jan - 7:48

Goodbye Quietness !


 
Ft Marie-Rose Tisserand

 

Bien sûr, Gubetta ne se rend pas compte qu’il dérange l’adolescente en la coupant dans sa lecture, ou peut-être qu’il s’en fiche complètement. Lui, rien ne le dérange, il est toujours partant pour jouer ou faire une connerie. Un jour, peut-être, lorsque Gubetta aura un peu grandi, il aimera la tranquillité et la lecture. Alors il s’installera dans la grande salle du foyer et il ignorera les autres qui discutent ou qui jouent ensemble, et il espérera que personne ne viendra le déranger dans son livre passionnant. Et peut-être qu’un jeune viendra le déranger et le couper dans sa lecture, avec de grands yeux noirs presque suppliants. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver, dans dix ans. C’est tellement long et si court à la fois.
Le temps file à une vitesse incroyable, aujourd’hui c’est un môme qui aime courir et jouer, insouciant, et demain sera un autre jour, une autre époque où celle de l’insouciance sera définitivement résolue. C’est pour cela qu’il faut profiter de son enfance et ce, quelles que soient les tragédies et les épreuves de la vie.

“Je m'appelle Marie et je lis un livre.”

Marie c’est un prénom français, ça c’est certain. Gubetta ne connaît pas de Marie, il n’a sans doute pas passé assez de temps en Belgique pour ça. Chez lui il y avait ce genre de noms aussi, à consonance française, tandis qu’on regardait le garçon aux cheveux bouclés comme un étranger. Gubetta, c’est italien, il n’y a rien à en dire. Pour Sebastian, c’est un peu plus compliqué, on ne sait pas trop d’où ça sort. Mais les parents voulaient un prénom italien pour l’aîné. Maintenant le gamin se coltine un nom étranger, et il est passé par trois pays avant de trouver sa place dans cet orphelinat irlandais.
Gubetta ne parvient pas à lire le titre de ce fameux livre si passionnant. Il ne bouge pas, il n’a pas l’intention de partir tout de suite. Il ne comprend pas la plupart des enfants qui se trouvent ici, issus de familles défavorisées ou d’un environnement malsain et instable. Lui est arrivé par malchance, à cause d’une étincelle, probablement, dont on ne saura jamais la cause précise.

“Un très bon livre que je vais continuer à lire dès que tu seras parti.”

C’est clair qu’elle n’a pas envie d’être dérangée, et Gubetta fait la moue. S’il s’en va, il peut toujours chercher quelqu’un qui acceptera de jouer avec lui, mais son frère et Ruby ont comme disparu et il voulait quelqu’un de plus âgé, parce que son frère n’est pas aussi marrant, il ne connaît pas toutes ces choses que Gubetta voudrait apprendre. Il a besoin d’un modèle et de quelqu’un pour le cadrer, lui apprendre la vie, lui montrer d’autres jeux intelligents. Sûr que courir dans les couloirs en bousculant ceux qui le traversent tranquillement, ce n’est pas très intelligent. Ni se battre contre les jeunes de sa classe. Tout ce qui mérite une punition n’est pas très intelligent de toute façon.
Le gamin aux cheveux couleur corbeau ne lâche pas l’affaire, effectivement, et va s’asseoir à côté de la dénommée Marie. Les écritures sont trop petites, les mots se succèdent et ne veulent rien dire et Gubetta ne peut pas se concentrer dessus, tout simplement.

“Pourquoi tu lis ça ? Pourquoi tu restes toute seule ?”

Toujours la naïveté de l’enfance et l’insouciance dans sa voix et son regard sombre. Et la curiosité. Gubetta sait que les grands ne sont pas tous très sympas, certains sont renfermés, solitaires et n’hésitent pas à remballer les plus jeunes lorsqu’ils font trop de bruit et qu’ils les dérangent. Ça, s’il l’a compris, il s’en fiche et il ose toujours retourner voir de nouvelles têtes qui pourraient lui apprendre quelques clés de la vie. Mais voilà, Marie lisait un livre intéressant et elle n’avait pas l’intention que Gubetta vienne l’en empêcher.

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Marie-Rose Tisserand
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Dim 22 Jan - 18:18
Marie-Rose Tisserand a écrit:

PV.Gubetta

Goodbye Quietness

Où est la tranquillité ?



Dans le mot "asocial" on pouvait décrire plusieurs catégories. Il y avait surement pire que Marie en la matière, mais elle restait à un bon niveau tout de même. Niveau qu'on pouvait catégoriser de "j'ai autant envie de passer du temps avec un gamin qu'avec un animal". Et Marie n'aime pas les animaux. Du tout. En définitive, ce qui se passait dans la tête de la jeune femme quand elle eut compris que le gamin lâcherait pas l'affaire était un bon Shoryuken. Au moins ça le calmerait.

X problèmes cependant. Déjà dans la vraie vie, les poings ne s'enflamment pas. Ensuite, avec sa condition physique elle ne pourrait même pas faire le saut nécessaire et risquait de se faire mal à la main en frappant. Sans oublier que ce n'était pas socialement adapté. Et que c'était un gamin. On ne frappe pas un gamin. Et qu'elle se devait d'être au moins acceptable. Si les gens savaient le nombre de fois où elle avait imaginé des scènes de jeu de combats...

- Pourquoi tu lis ça ? Pourquoi tu restes toute seule ?

... Passant par la tête de Marie, l'idée de dire "Je suis seule parce que mes proches sont morts." fut reléguée au fond de son cerveau. Encore une fois, pour rester acceptable socialement parlant. Pourtant c'était pas faux, puisqu'elle n'avait eu comme "proche" que ses parents. En trois ans passer à l'institut elle ne s'était pas fait un seul ami, tout juste des camarades. Et les gens auxquels elle parlait le plus se trouvait derrière un écran. Ecran inaccessible pour cause de mise-à-jour. Nouvelle réponse : elle était seule à cause d'une mise-à-jour. Et de son enfance. Et...

- Tu veux la version courte ou la thèse de trente pages ?

Le sarcasme à peine voilé signifiait qu'elle ne délivrerait ni l'une ni l'autre. Que ce gamin inconnu aille voir ailleurs, elle était seule, point. Pas besoin de discuter dans le vide sur les raisons de son isolement. Et elle ne voyait pas en quoi ça pourrait intéresser ce gosse non plus. La curiosité est un vilain défaut non ? C'est ce qu'on lui disait quand elle était gosse. Enfin, niveau éducation elle pouvait pas faire commentaire.

- Je suis seule et aimerait le rester, donc s'il te plait va jouer ailleurs.


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Gubetta Pavarotti
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Jeu 26 Jan - 21:50

Goodbye Quietness !


 
Ft Marie-Rose Tisserand

 

Gubetta fixe de ses grands yeux noirs l’adolescente, le sourire aux lèvres. Il n’a pas l’air de comprendre qu’elle veut rester seule, lui qui a toujours besoin de la compagnie des autres enfants, d’adultes, ou de jouets. De toute façon, Marie n’est pas suffisamment intéressante aux yeux du garçon italien pour maintenir sa concentration sur elle. Le livre, écrit en caractère trop petits, n’intéresse pas non plus le gamin. En fait, rien ne le retient ici avec Marie, qui n’a apparemment pas envie de jouer avec lui, ni même de discuter. Gubetta a pourtant envie, lui, de jouer avec des plus grands. Les adultes ne sont pas marrants, et certains adolescents du centre non plus. Gubetta ne sait pas comment faire pour que Marie cède, mais il juge que ça ne vaudrait pas le coup de poursuivre la discussion qui tourne en rond.
Lui ne voulait qu’un compagnon de jeu un peu plus âgé que ses camarades de chambre, mais ce n’est peut-être pas là qu’il va trouver. Peut-être que des adolescents en groupe, qui ne lisent pas, l’accepteront un moment, juste pour faire passer un peu le temps.

“Tu veux la version courte ou la thèse de trente pages ?”

Ça, ce n’est pas très gentil. Et même Gubetta le gamin naïf s’en rend compte. Pour la première fois depuis longtemps, il ferme sa gueule et ne rétorque rien. C’est aussi la première fois qu’on lui répond aussi sèchement, et qu’on ne veut pas jouer avec lui. D’habitude les plus grands le prennent en pitié, le pauvre gamin orphelin qui a failli cramer dans sa maison. Bien sûr, Gubetta n’a aucune notion de pitié, et il ignore tout des raisons qui poussent les adolescents à accepter ses requêtes.
Le garçon aux cheveux noirs se recule et s’assoit sur ses jambes un peu plus loin. Il hésite à s’en aller, à accepter qu’il ne peut pas gagner à tous les coups et que tout le monde ne peut pas se plier à ses exigences tout le temps. Gubetta est un enfant capricieux, et il n’aime pas vraiment qu’on refuse de se plier à ses lois et ses demandes.

“Je suis seule et aimerai le rester, donc s'il te plait va jouer ailleurs.”

Au moins, ça a le mérite d’être clair. Elle ne veut pas que Gubetta continue à l’emmerder avec ses questions, ce qui peut se comprendre. Et que Gubetta ne comprend pas vraiment. Boudeur, le gamin se renfrogne. Qu’est-ce qu’un livre peut avoir de mieux que lui ? Il s’interroge sur cette passion étrange que certains ont. Lire n’a jamais été son truc et ça ne le sera sans doute jamais, du moins pas tant qu’on ne lui aura pas appris l’intérêt qu’on peut y trouver. Pour lui, un livre c’est un objet avec des mots superposés à l’intérieur, qui forment une histoire irréelle, quelque chose qui ne sert pas vraiment puisque ça n’existe pas.
Ce qui existe c’est l’aventure, c’est lui et sa vie, et ça ne se remplacera jamais par quelques bouts de phrases écrites sur du papier. Un livre, c’est surtout un moment de calme, de tranquillité, de détente. Gubetta est peut-être trop jeune, et surtout pas assez mature, pour le comprendre. Alors, à la place, il reste assis et marmonne simplement :

“D’accord.”

Mais il ne bouge pas. Peut-être que s’il ne fait pas de bruit, Marie acceptera qu’il reste. À moins que sa seule présence soit dérangeante, auquel cas le gamin italien devra trouver une autre occupation. Quoiqu’un peu de calme ne peut pas lui faire de mal, lui le gamin qui bouge sans cesse et qui a besoin d’action et de jouer dès qu’il est réveillé. Au moins, quand il dort, le calme repose un peu son frère et ses compagnons de chambre. Il devrait sans doute apprendre à se taire, à rester immobile, concentré, et surtout apprendre à grandir.
Mais grandir signifie mettre un pied dans la vie réelle, où les jeux sont interdits et où la douleur et la difficulté sont quotidiennes. C’est peut-être ça dont il a peur. La vie réelle.

© Kayl
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