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Be Good
Bonjour mon petit loup et bienvenue sur Be Good !
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[ACHEVE] wicked game — aaron

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Ekaterina N. Poliakova
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Mar 29 Nov - 19:52

wicked game
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Le corps avance à tâtons, aberration au ventre, abomination au cœur. Bousculades, agressions inopinées de l'espace privé — aversion de la foule mouvante. Les pupilles transpercent, les carcasses agacent ((jurons et maintes plaintes)) — mais les pas se dégagent de cette disgrâce et tracent. Car il sera là, comme toujours. Là et pourtant nulle part. Perdu dans des songes inconnus, égaré dans des rêveries dépéries. Et la destination juste en face, un souffle s'arrache. L'hésitation perdure que de refaire demi-tour, et le corps, lâche et fébrile, s'attend à repartir. Les mains finissent pourtant par entreprendre l'infamie —  l'ouverture s'offre alors à elle.

Et les pas résonnent contre le plancher abîmé. Et la robe vaseuse se plie aux caprices du vent. Et le regard est indépendamment planté partout sauf là-bas.

Mais il suffit d'une seconde ; rien que ça. Et la voix se fait nonchalante. ((essaye)) Les gestes se font flegmatiques. ((toujours)) Et le visage s'éprend d'une indifférence insipide. ((menteuse)) Le mécanisme gronde, s'échauffe ; se met en marche. Automatisme presque ancré dans ses veines, les paroles s'écoulent tel un bonjour. Cette boisson, non, oui, comme d'habitude.

Et les heures passent. L'angoisse trépasse. Douceur exquise, exaltation fabuleuse. Éprise de la liqueur, elle ne compte plus, ne sait plus. Et le fond de son verre ondule, les doigts noueux tripotant nerveusement le pied. Et elle hésite. Un peu.

Beaucoup.

Coups d’œil par-ci, coups d’œil par-là. Les mots se perdent, la mine s’affaisse — le cœur s'enflamme. Et la bouche sèche, les lèvres tremblantes, le regard fuyant ; la voix s'élance.

— je.. honnêtement, je ne sais pas, je pense.. pas que je ? il me semble que mon rythme cardiaque s'affole, que les battements s'envolent que mon souffle se perde et je ne sais pas, il me semble que mes pensées virevoltent, que mon esprit chuchote, des mots des idées, que mon cerveau complote, que mille questions se ramifient et n'amènent qu'ivresse et folie

le fond du verre se vide, s'écoule dans le gosier. L'alcool brûle, embrase, encrasse les dernières paroles :

— et l'âme sentinelle murmure l'aveu de l'abdication, face à l'abondance des ressentis, pressentis : et l'âme vagabonde murmure l'aveu de l'abandon — anéantie



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Aaron K. Holtzman
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Mer 30 Nov - 21:54

wicked game

Une journée comme une autre qui se déroulait pour Aaron — lointaine, tandis qu'il tentait vaguement de s'y accrocher, de ne pas la laisser simplement filer entre ses doigts. Des clients à servir, des cocktails à concocter. Et alors qu'il pensait que tout se déroulerait sans encombre, il reconnut la silhouette de Kate qui se glissait dans la bâtisse.
Voilà le problème — cette journée faisait partie de celle où tout semblait déjà trop le drainer pour penser à son comportement, mais il allait devoir y faire attention. C'était exaspérant, que la seule chose qui l'aide à s'accrocher à la réalité soit celle qu'il se devait de refuser. Épuisant, aussi, mais tout l'était, de toute façon.

Alors, Aaron conserva sa nonchalance habituelle, et ils échangèrent quelques phrases banales tandis que les heures roulaient et s'écoulaient, et les verres de la jeune femme se vidaient. Et à une de ces heures où l'endroit devenait étouffant, il y eut un léger changement — son cœur rata un battement, et il se força de tout contenir.
Non, ce n'était pas une bonne chose, mais il ne pouvait s'empêcher de réagir cette fois-ci, de se dévêtir de sa négligence qui, aujourd'hui, était un peu plus étudiée que naturelle.

Il l'observait avec un intérêt non dissimulé, tandis que son comportement semblait aux antipodes de son habitude, tandis qu'elle déversait des phrases d'une voix ruisselante de doutes, tandis qu'il cherchait à disséquer ses paroles pour en saisir le sens.
Et si certains mots s'emmêlaient en un nœud impossible à défaire, le sens global lui apparaissait clair comme de l'eau de roche — entre les regards parfois trop insistants et la certaine ambiguïté qui s'était installée, la déduction était aisée.

« Tu es train de dire que tu as le béguin pour moi, c'est ça ? »



Grossier résumé, possible échappatoire — certaines choses ne devaient pas être dites.
Il espérait, quelque part, se tromper — il espérait qu'elle savait que rien de ce genre ne pourrait marcher avec lui, avec elle, avec eux, et qu'elle ne le tenterait pas.

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Ekaterina N. Poliakova
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Ven 2 Déc - 21:07

wicked game
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Rire léger qui s'éteint, immondices venant accabler l'esprit de la débâcle. Vices et Vertus s'allient, s'élèvent — se perdent de l'ascension funeste. Vulgarisation amère de ses propos, de ses paroles sacrées — de son cœur mis à nu, de son corps éperdu. ((la boisson amenant disgrâce et infortune aux pouilleux ignorant les enjeux)) Déliquescence nébuleuse de l'aveu, du partage de ces remords impétueux. La réalité pourfend la silhouette fébrile de ses épées divines, terrassant au sol fabulations dérisoires de cet esprit candide. Murmures méphistophéliques de l'acte insensé, criant — hurlant au ridicule, à l'absurde. Et le désespoir s'étend, la flamme s'éteint ; non qu'elle espérait. ((ou peut-être, au fin fond de l'esprit embué par la liqueur ambrée))

Et l'Agatite demeure impartial, curieux de l'énergumène misérable indésirable — indésiré. Juge et bourreau du malheur accablant la colombe déchue, tout ne semblent alors qu'être fausses notes d'une partition symphonique, sa vie synonyme de non-réussites ; enchaînant méfaits et déboires. Pourtant dans la pupille irradiait un désir iridescent. ((ou était-ce elle qui demeurait dans l’erroné)) Dans le doute, elle n'en fit remarque acerbe et ignora la crevasse béante.

— est-ce vraiment nécessaire de répondre à la rhétorique ? l'aboutissement est naïf, illusoire — je le sais bon sang, je le sais. mais subsistait une envie de concrétiser l'opinion, d'y mettre des mots, une forme — ici une finalité.

Et perlent des joues écarlates l'extériorisation de l'acte, du courage ou de l'effronterie. perlent des joues écarlates les conséquences — répercussions, acheminements de ses phrases qui déphasent, de ses malheureux mots déclencheurs de maux. Pommettes céruléennes des gouttes salées, pommettes humides de l'abondance du flux ; l'envie de déguerpir au loin dans les poumons, de longer l'asphalte et parvenir Nulle Part. Ailleurs. Se fondre dans le macadam et faire disparaître l'enveloppe corporelle souillée, impure. ((sordide)) Amertume du bout des lèvres, regret du bout des doigts ; le billet se pose sans heurt et sans bruit et le faciès s'expose.

Au jugement.



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Aaron K. Holtzman
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Sam 3 Déc - 12:49

wicked game

Un soupir lui échappe sans qu'il puisse y remédier, tandis qu'elle répond une fois de plus avec son vocabulaire si singulier — et qui l'irrite un peu plus chaque fois, comme si cela signifiait « je vaux, j'ai eu bien plus que toi ».
Leurs regards, attitudes à eux seuls étaient plus qu'éloquents: gêne, frustration, regret, et peut-être un filament d'espoir et de rancœur, un « ça aurait pu être quelque chose ». Mais Aaron connaissait sa place, son rôle, et sa réponse n'était autre qu'immensément prévisible — il délivrait une réplique d'une pièce qu'il jouait pour la énième fois mais qui persistait à lui arracher un peu plus à chaque fois. Et, bien sûr, ce n'était que le commencement, car comme à son habitude, son refus ne serait qu'une demi-réussite, mais une totale rature.

Mâchoire serrée durant quelques instants, la lassitude ancrée dans ses traits — inlassable répétition, toujours différente mais semblable dans l'essence — il planta son regard, décidé et désabusé, dans le sien; faisant fi des larmes de Kate et de ce qu'il en éprouvait, des bruits autour, du poids dans son thorax, il répondit :

« Ouais, ça n'apporte rien. Tu restes une gamine à mes yeux. »



Vil et indélicat mensonge dans lequel il s'enlise, tentant d'effacer toutes traces de la réalité tandis que de la manière la plus décidée dont il est capable, il s'avance pour caresser la tête de la jeune femme, d'une manière qu'il espérait quelque peu réconfortante malgré l'infantilisation voulue — sûrement en faisait-il trop, mais, aussi ironique que cela soit, il voulait faire ça bien.

« Et même s'il y avait une chance que ça arrive, tu l'aurais regretté. »



D'autres phrases cherchent à franchir la barrière de  ses lèvres, mais il ne les laissa pas passer. Il avait déjà laissé passer un peu (trop) de vérité dans ses paroles.
Sa main retomba dans le silence, tandis qu'il œilla le billet d'un air indéfinissable, incapable de regarder la jeune femme plus longtemps dans les yeux, incapable de masquer correctement ce qu'il ressentait s'il scrutait ses prunelles un instant de plus.


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Ekaterina N. Poliakova
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Dim 4 Déc - 1:11

wicked game
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Rictus naissant, regard absent. Venin mortel, saloperie dévastatrice. Cœur en vrac — il craque. Acrimonie venant se répandre dans ses veines, aigreur, hargne. Et animosité, écœurement, dégoût, dépit, désolation. Amas confus, entrelacement sentimental, ivresse de ressentis. Et l'esprit s'acharne à ignorer les propos, l'esprit s'entête à balayer ces mots — passer outre, ne pas les assimiler. ((oreilles sourdes et bourdonnantes)) La paume se sert, se ressert ; les ongles se plantent, ensanglantent la peau tiraillée. Les dents claquent, mordent la lèvre inférieure — le menton tremble. Et s'écoule la vermeille dans le palais, sur la langue, le gosier. Elle étrangle les poumons, torpille l'estomac. Tout n'est que mensonges exacerbés, démarche futile aux fêlures démesurées ; elle ne peut y croire, n'y croit pas.

— oh non, pas cette rengaine. qui crois-tu tromper ? tu regardes ton passé de cet air désespéré que je t'ai toujours connu, à ce point où tu ne peux que regarder en arrière car tu penses — tu crois penser — qu'il n'y a plus rien pour toi. et cette obstination te mènera nulle part ; jamais. n'ose même pas, ne serait-ce qu'une seule fois, m'accuser de tes propres torts et faiblesses et refléter en moi l'échec de ta vie.

Et les doigts agrippent, empoignent, griffent l'épiderme sous l'habit, les doigts tirent, happent, saisissent la silhouette pour s'élever au même niveau. Les yeux s'ancrent, s'enracinent dans les siens, fielleux de l'outrance, de l'imposture. Et la bouche s'impose de sa présence sur la sienne, enfiévrée par le chagrin, la rage — par cette bourrasque indélébile qui s'acharne à détraquer ses pensées. Et les effluves se mélangent, les peaux se touchent, les souffles s'accouplent.

Pendant un instant. Fugace.

— ose me répéter ces simulacres absurdes, maintenant.



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Aaron K. Holtzman
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Mer 7 Déc - 20:47

wicked game


Il l'écoute, impassible, yeux ternes; comme si les mots s'infiltraient par une oreille pour s'enfuir de l'autre — comme s'il ne retenait rien de la vie, des relations, des personnes; comme si rien n'était exception. Peu importait les larmes qui roulaient sur les joues de l'autre, il était en coma momentané, sentiments anesthésiés, hors du temps, hors de tout.

Puis, le réveil.
L'espace d'un instant, l'écho de ce qui aurait pu être; les sensations vives et claquantes le ramenaient — les éraflures de sa peau, la chaleur pressante contre ses lèvres, les larmes qu'elle écoulait pour lui. Les paroles de la jeune femme, leur réalité, se retrouvèrent dans son crâne, malgré le contact enivrant, malgré cet éclat d'une attente réalisée; ils étaient là, tatoués au fer rouge et encore chaud — aussi brûlant que son sang.
Et leurs visages, corps, s'éloignent; les mains le quittent et, encore une fois, une parole acerbe éclate le silence.

Il eut comme un sourire en coin, un peu triste et un peu mort, un aveu — encore — de la direction que ça allait prendre; mais ses yeux brillaient, et non de tristesse ou de regret, mais bien de hargne.

« Evidemment, c'est moi qui suis absurde, et toi, tu connais tout, n'est-ce pas Kate ? Bravo, 20/20, je suis fier de toi, tu en connais assez de ma vie  pour comprendre tout ce que je ressens, wow. C'était magnifique, totalement vrai, après tout, toi, tu ne te rates jamais, n'est-ce pas ?  »



Le venin glissait hors de sa bouche, trop longtemps emprisonné pour ne pas être relâché aussitôt — et elle le méritait elle le méritait elle le méritait, elle et ses mots si hauts, si riches, elle et l'argent qui débordait de ses poches, et son éducation de gosses à l'enfance dorée, elle qui savait tout mieux que tous les autres, elle qui le rendait malade à en vomir; à en ressentir et cracher sa rage et sa rancœur.

« C'est tellement mature comme réaction, d'ailleurs. Faire un caprice parce qu'on n'a pas ce que l'on veut, ça ne me donne vraiment pas du tout raison, c'est pas comme si c'était une réaction d'enfant pourrie gâtée, hein. »



S'il y avait bien une chose qu'il connaissait, c'était l'honnêteté, et cette ironie distordue était une vérité bien plus tranchante que n'importe quoi d'autre.

« Tu ferais mieux de partir. Et peut-être bien aussi, de ne pas revenir. »



Et il se détourna, n'attendant même pas une réponse — pourtant, il se doutait qu'il y en aurait une, même si elle serait peut-être concise.


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Ekaterina N. Poliakova
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Ven 9 Déc - 22:44

wicked game
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L'espace d'un instant, la vermeille coule sur l'épiderme diaphane. L'espace d'un moment, le sang s'imprègne sur les mains. Réminiscences douloureuses, inondant l'encéphale d'images cinabres. Alors les yeux se ferment, doucement. Pour tenter d'oublier, enfouir le crime au plus profond.

Personne ne comprenait rien — encore. Personne ne daignait lever les yeux de ce voile amer et disgracieux pour étendre le regard bien plus loin, bien plus haut. Tout n'était que brume macabre qui s'enchantait à engloutir les notions les plus épurées, les plus simples à la compréhension. Comme toujours. Pièce de théâtre aberrante, dans le registre de l'absurde, aux acteurs mauvais.

Et le voilà alors de sa superbe, fuyant l'introspection et lui pointant fusil sur la tempe.

Le regard perd ainsi de son ardeur, les pupilles se détachent lentement de cette étincelle si viv(ant)e et l'âme se rétracte. Car personne n'y comprendrait rien — jamais. Tentatives vaines, espoir futile.

— c'est plus facile ainsi, n'est-ce pas ? tu es mignon. si mignon que tu m'en files presque la gerbe. le hic, c'est que je n'ai pas à me dissimuler derrière cette hypocrisie affreuse, ces faux-semblants tortueux, moi. mais t'as raison.

Sourire normatif emprunt d'une certaine rancœur se dessinant aux coins des lèvres.

— t'as complètement raison. je suis juste cette petite conne issue d'un milieu très fortuné où il ne se passe un soir sans que je ne me baigne dans des liasses vertes dont la somme te dépasse complètement, toi et toutes les générations t'ayant précédées. d'ailleurs..

La main s'accapare d'une quelconque bouteille contenant une quelconque liqueur, le gosier engloutissant quelques gorgées.

— il est vrai que me dépourvoir d'humanité pour ne voir — aveugle que tu sembles vouloir incarner — seulement ce qu'il te plait de voir est plus aisé, n'est-ce pas ? alors crache-moi donc ta haine, ta jalousie — ah ! que sais-je donc. car au final tu n'es que point parmi d'autres, ombre fugace longeant les murs.

Le contenu se déverse finalement sur le crâne du beau, du brave, de l'impétueux.

— et en effet, la lâcheté te sied si bien au teint que je me considérerais comme abominable de te séparer de ta bien-aimée consoeur.

Pièce de théâtre aberrante, dans le registre de l'absurde, aux acteurs mauvais.



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Aaron K. Holtzman
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Sam 10 Déc - 23:39

wicked game


Le voile se soulève, la vérité éclate, la saleté se dévoile. La liqueur glacé coule sur sa peau échauffée, un rappel à l'ordre — une fois, puis une autre, puis toujours, il foire. Et plus que la culpabilité, c'est de la frustration qui se révèle à la vue, une fois de plus, de ce regard si particulier, de la rage mêlé à de la déception, des attentes auxquelles il ne peut répondre, encore une fois.
Il avait pensé, vaguement espéré, pouvoir y échapper désormais — maintenant que son père n'était qu'une existence lointaine et absente, et sa mère un souvenir d'un corps coincé entre quatre planches.
Quelle futilité — comme si prendre une simple décision allait changer tout ça, cette impression constante de ne pas être là où il faut.

Yeux fermés lorsque le liquide se déversait, il renvoya un regard creux à l'incandescence azur de la demoiselle, comme si son geste ne l'avait pas dérangé le moins du monde. Parfois, il se demandait si ce regard impassible n'était pas le plus expressif qu'il pouvait arborer. Un soupir s'échappa de ses lèvres — la lassitude ancrée dans ses os avait, une fois de plus, pris possession de tout le reste.

« Ose me dire que tu ne fais pas de même. Que tu n'as pas dressé une image factice de moi, que tu ne t'en sers pas constamment pour expliquer tous mes gestes, que tu n'penses pas me connaître alors que tu ne sais pratiquement rien. Et que t'es pas en train de faire la petite conne, simplement parce que je t'ai pas sauté dans les bras il y a cinq minutes. »



D'un geste, il récupéra la bouteille que tenait la jeune femme et la reposa sur la table.

« Oui, la lâcheté me va très bien. Et devine quoi, Kate ? Je l'assume. C'est drôle que tu parles du fait que je te vois comme inhumaine quand mon humanité t'insupporte car elle me rend imparfait, non ? »



Il se pencha légèrement vers elle, son visage toujours neutre — mais sa voix était de plus en plus coupante, crissante, ses mains serrées et la tension présente dans ses muscles.

« C'est drôle, j'croyais que tu avais dit que tu aimerais bien nous rejoindre, moi et ma lâcheté. Ah, mais j'oubliais, c'est moi l'hypocrite. Toi, tu es incomprise parce que tu née dans une famille riche, et c'est tout, hein. Pauvre petite. »



Puis, brusquement, il l'empoigna par le bras sans ménagement, et la guida jusqu'à la porte, ignorant les regards que cela pouvait attirer — ils devaient déjà avoir attiré pas mal d'attention, de toute façon.

« J'ai autre chose à foutre et tout ça ne mène à rien. Si c'est tout ce qui t'intéresse ici, pars. »



Mine de rien, il sentait le regard de quelques collègues devenir plus appuyé — il ne voulait pas que cette connerie lui apporte aussi des soucis au niveau de son travail.
Il savait, de toute façon, que ça ne s'arrêterait pas là, pas aujourd'hui — ses erreurs le poursuivaient toujours.

© charney


hrp:
 
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Ekaterina N. Poliakova
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Lun 19 Déc - 14:30

wicked game
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Les poings se serrent, se déserrent ; tremblent. Ongles qui ne cessent ce ballet maladroit, qui s'en vont et s'en viennent se planter sur l'épiderme tiraillé ; écarlate comme les pommettes, comme l'organe représentatif et fautif de ces chamboulements sentimentaux. Et les lippes, empressées de rétorquer à l'interlocuteur son tort, se taisent. Comateuses, boudeuses, peureuses des mots qui risquent à l'échappatoire du mutisme soudain.

— non.

rire amer. le corps se détache, se libère du contact disgracieux et se plante devant l’embrasure de la porte. les globes oculaires balaient d'un regard circulaire la salle, absents.

— je "fais la petite conne" car tu refuses d'embrasser ce sublime qui ne me siéra jamais.

bâton de mort qui se dépose lentement sur ses lèvres, nonchalamment calé.

— car ton âme recèle de cette pureté, de cette chose épatante ; hélas, entachée par tes entêtements et ton désir de croire que tu mérites rien. et tu ne veux pas comprendre, pas entendre, mais tu es beau. si beau que tu m'en foutrais la gerbe.

et le silhouette décide finalement de ne plus faire partie de l'établissement, où elle est pressentie comme étrangère, parasite. la cigarette tarde à s'allumer, les terminaisons nerveuses gelées, frêles, frémissantes du vent de l'hiver.

— tu pourrais t'élever, haut — si haut ! mais tu préfères fouler le sol crasseux et pourrir dans cette médiocrité. pourquoi ne tout simplement pas accepter le noble, le prodigieux ; écarter d'une main ces murmures qui susurrent que tu n'es que bon à rien, comme tu viens de le faire avec moi quelques minutes plus tôt ?

inspiration. expiration. sortie finale de la pièce de théâtre aberrante, dans le registre de l'absurde, aux acteurs mauvais.

— je ne comprends pas.

qu'elle murmure en aparté, les pensées en vrac, la tête patraque.



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