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Be Good
Bonjour mon petit loup et bienvenue sur Be Good !
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Bordel mais pourquoi dans un placard à balais ?

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Siobhan MacFarlane
Jument Fougueuse ♥
Messages : 33
Date d'inscription : 14/11/2016
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Dim 20 Nov - 22:10
Les cours pour les élèves avaient fini depuis peu et chacun regagnaient leurs chambres ou bien allaient vadrouiller à droite à gauche.
Pour Siobhan, c'était surtout le début du « vrai » travail. Il allait falloir surveiller tout ce petit monde.
Elle jouait avec sa dread pendant qu'elle marchait dans les couloirs pour s'assurer que tout se passait bien, en profitant parfois pour parler avec certains avec qui elle s'entendait bien. Elle n'était pas méchante, au contraire ! Même si elle était du genre à se montrer assez sévère (le respect était de rigueur avec elle) quand il le fallait, elle sympathisait volontiers avec les ados du foyer !
Presque tout le monde fini par rentrer et quelques uns déambulaient encore dans les couloirs pour diverses raisons.
En traînant à son tour elle remarqua dans un coin du matos de nettoyage que la femme de ménage avait certainement oublié de ranger. Après un soupire et un bougonnement qui attira l'attention d'une élève qui passait par là, elle se pencha et récupéra le tout pour se diriger en direction du placard dans lequel tout ce dont la femme de ménage se servait allait. Elle marcha mollement jusqu'au dit rangement en sentant l'envie de sortir pour fumer une clope monter.

P'tain mais non. Pas en plein service.

Surtout que ce n'était pas que d'une simple clope dont elle avait envie.

Quoique… si elle faisait un détour par sa chambre, elle aurait de quoi récupérer de sa conso pour en rouler une à sa pause… Mh. Nope.

Siobhan. On t'a toujours dit pourtant : jamais en journée quand t'es occupée

Certes, elle avait rarement respecté ça, mais maintenant qu'elle bossait, elle tenait à écouter ce conseil. Surtout avec tout les gamins à gérer.
Après s'être donné une claque mentale, elle ouvrit la petite pièce qui faisait office de placard à balais et…
Elle lâcha tout et fit un pas en arrière, lâchant un cri étouffé.
Bordel, ça c'était pas bon pour son coeur.

En reprenant son souffle, elle observait le jeune homme , les yeux écarquillés, qui se trouvait là et qui semblait tout aussi surprit qu'elle de trouver quelqu'un. Elle le reconnu. Angus. Un p'tit gars qui ne faisait pas remarquer et avec qui elle n'avait jamais eu de soucis. Jusqu'à maintenant.
La brune put clairement reconnaître ce qu'il avait dans les mains et ce qu'ils s'apprêtait à faire. Elle connaissait personnellement ceci et le fait de revoir quelqu'un le faire lui noua l'estomac.

Avant même de l'engueuler – comme le blond aurait pu s'en douter – elle fronça légèrement les sourcils, l'air soucieux. Elle commença alors sur un ton à la fois calme et un poil autoritaire, comme celui d'un conseil pour le bien de la personne.

« Je te conseille fortement de poser ça Angus »

Siobhan ne le quitta pas du regard sans pour autant se montrer intrusive.

Hors de question de laisser un gamin dans la même galère que la sienne il a quelques années.
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Angus O'Connell
Modératrice / Animatrice - Colibri Enjoué ♥
Messages : 79
Date d'inscription : 09/11/2016
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Lun 21 Nov - 12:50
Beauty and the nice cap

26 … 25 … 24 …

Le Tic-Tac insistant de l’horloge me remuait les tripes. Je savais plus depuis longtemps l’heure exacte qu’elle indiquait. Je savais simplement que 23 secondes me séparaient d’une libération certaine. Muscles tendus et mâchoires crispé, cela semblait faire une éternité que je tentais avec l’espoir désespérant d’un fou, de lire le ramassis de connerie que j’avais machinalement inscrites sur le si conditionné carnet 21/29.7 qu’on nous avait gentiment fait acheter … Pourquoi ?

Ecrire toujours la même Histoire de l’Art. S’enfermer dans la monotonie latente d’un passé dégoutant. D’un passé humain. Je n’avais que faire de l’état psychologique de Van-Gogh avant sa mort. Car c’est cet état qui à fait de lui à une période donnée l’un des plus grands artistes de son temps. Pourquoi diable vous obstiner à comprendre un homme mort ?

Il rêvait simplement sa vie en couleur. Il rêvait simplement sa vie en douleur. Bande de dégénérés.

Son strident. Fini les rêves obscure. Il était temps pour moi de fuir cette réalité croître que je ne comprenais plus. Je ramenais sans attendre mes affaires, fracas indicible et bordel organisé, dans ce qui me servait de sac de cours. Ce qui eu été autrefois un Eastpack ou une merde du genre n’en était aujourd’hui plus qu’une ombre distendue. Et sans regard aux autres. Mes ‘Camarades’ je pris la fuite. Le pas pressé dans des couloirs trop remplis. Remplis d’une masse matérialiste d’êtres humains bruyants et tristement stupides. Des vraies gerbilles. Ces gens étaient tous si laids. De pâles copies les uns des autres. Ils collaient tous à l'affligeante habitude sociale qu'on leur imposait. Ctrl+C prenez en un au hasard. Ctrl+V, félicitations, vous venez de créer la vie.
Ces dégénérés n'avaient pas compris ce que la nature elle, avait bien enregistré, l'inhabituel nait de la monotonie, l'original de la simplicité et la beauté n'était qu'une équation à triples inconnue. Un sourire factice, je n'étais habitué qu'à ça de toute façon, pâle produit de la société. Je me remémorais pour moi cette citation qui me plaisait tant : " Beau comme... la rencontre fortuite sur une table de dissection d'un parapluie et d'une machine à coudre"

Ou était donc mon parapluie ?

Ou était mon îlot caché de tous ? J’étouffais, proche de m’arracher moi-même les poumons pour que ce supplice cesse enfin. Suffoquer n’avait rien de plaisant. C’était comme mourir à petit feu en suppliant le destin qu’il vous achève. Vite. Cours sans te retourner. Vite. Oublis tout ce qui t’entoure. Vite. Tu n’allais pas tenir la mesure avec ton esprit embrumé.

Claquement de porte. Soupir de soulagement. Véritable chercheur de phases j’avais enfin réussi à atteindre ce petit placard de 6m². Derniers radeau de fortune que j’avais su trouver dans cet océan d’immondices. Il était là. Le graal. Ma bouée de sauvetage.

Comme si il eu s’agit du grand ouest, la distance qui me séparait d’une petite boite en bois usée par le temps était une souffrance de plus dans ma démence naissante. Et , pas après pas, avec la douloureuse impression de marcher sur des braises, je ne faisais que me battre contre moi-même en pensant surpasser le monde. Puis, une fois arrivé, au bout du tunnel, j’étais comme un enfant au pied du sapin. Je savais ce qu’il me restait à faire.

Il y a longtemps que je connaissais par cœur ce monstrueux processus. Déboucher la bouteille de poudre. Faire chauffer mon fixe dans la cuillère. En inox. Toujours en inox. Calculer la bonne dose. L’injecter. Savourer …

Savourer ? Une vive lumière me fit faire un bon en arrière. Je venais de crever d’une overdose sans même m’en rendre comptes ? Non. Je n’avais encore rien fais. Je le savais parce que, mon corps n’avait pas cessé de trembler.

Sio… La surveillante. Celle qui avait été engagée pour faire de notre vie un enfer. Mais qui avait le potentiel effrayant d’un bisounours. Et pourtant. J’étais effrayé. Effrayé parce qu’elle posait son regard devenu inquisiteur sur la friandise que je m’apprêtais à laisser couler dans mes veines. Seringue luisante, peut être trop, étais-je maniaque ou le tétanos ne me tentait pas ?

Je m’attendais à un ouragan. Un Raz-de-marée. Un 8 sur l’échèle de Richter. Mais non. Juste le calme. Un calme encore plus violent que tout ce que j’aurais pu espérer.

- Je te conseille fortement de poser ça Angus .

Poser ça ? Une partie de ma vie gisait déjà par terre alors à quoi bon ? La langue pateuse et la gorge nouée, je cherchais au fond de moi à rassembler ce qu’il me restait de pensées lucide pour formuler une réponse. Je me rendis compte seulement à cet instant, que mes yeux piquants devaient êtres rougis par les larmes qui perlaient sur mes joues. Depuis combien-de temps étais-je au juste entrain de pleurer ?

- N… Je peux pas … Je peux pas j’en ai besoin.

Plutôt m’étrangler que de supporter plus longtemps de m’entendre parler. Je ne ressemblais à rien d’autre qu’à un dément. Une sacrée merde incapable de gérer sa vie. Le corps secoué par d’atroces tremblements. En sueur et remplis de crampes qui me donnaient à chaque fois l’impression de m’arracher la peau. Je ne pouvais pas lutter, je ne pouvais vraiment pas. J’étais en manque.

Alors les yeux planté dans ceux de Siobhan, une lueur de défis et d’arrogance au fond du regard je plantais la seringue sans plus attendre, comme on plante un couteau dans une viande dénervée, là au creux de mon coude , là ou j’avais résumé ce qui restait de ma vie.




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❝I don't do drugs, i just crush on you❞
   
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   (c)Allison

Angus te fait chier en #9999ff
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Siobhan MacFarlane
Jument Fougueuse ♥
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Date d'inscription : 14/11/2016
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Lun 21 Nov - 13:38
Siobhan senti une boule se former dans sa gorge lorsqu'elle vit des larmes s'écouler le longs des joues de l'adolescent. Il tremblait, semblait en pleine crise. Celle de ceux qui étaient en manque et étaient au bout du bout.

« N… Je peux pas … Je peux pas j’en ai besoin »

Son visage exprima de l'empathie. Pas quelque chose de mielieux. Non. Quelque chose de véritable sincère, comme si par un simple regard elle lui faisait savoir qu'elle comprenait toute la souffrance qu'il pouvait ressentir, comme si par un simple regard, elle lui faisait comprendre qu'il n'était pas seul.

Elle entrouvrit ses lèvres pour débuter une phrase, essayer de le convaincre de lâcher l'objet de sa crise. Mais elle n'eut pas le temps de le faire que le gamin planta l'aiguille dans le creux de son coude, son regard brillant d'une lueur de défis.

Il n'avait pas l'air d'avoir comprit.

Tant pis pour lui.

La mâchoire serrée, elle attrapa immédiatement son poignet qui se terminait par sa main contenant son deuxième fluide vitale et le tira sèchement en hauteur pendant que sa main crispée tenait toujours sa drogue. Sa main se ferma autour du poing de l'adolescent tandis que l'autre s'appuya sur son coude afin d’exécuter une clef de bras simple. Elle aurait put tenter de lui arracher des mains, mais elle ne tenait pas à ce que le liquide se déverse sous sa propre peau si son geste n'était pas assez précis. C'était bien trop risquée.

En prenant son inspiration, elle planta son regard furieux dans celui du p'tit drogué, bien décidée à lui faire entendre raison. Elle lui dit sèchement, faisant des efforts pour ne pas se laisser submerger par l'émotion et avoir une voix tremblante.

« Maintenant que t'as pas d'autres choix, lâche-moi cette merde. Tu n'en a pas besoin. Elle te donne l'illusion que tu en as besoin en te provoquant un manque factice. »

Elle observa sa réaction, attendant que des doigts se détende autour de l'objet pour libérer son poing et lui permettre ainsi de véritablement lâcher son tube.

Clairement, elle n'était pas en droit de faire ce qu'elle faisait. Mais lui non plus. Et elle était assez stupide pour penser que si elle ne faisait rien remonter, lui ne dirait rien par rapport à sa petite clef  de bras.

Elle adoucit légèrement son ton.

« Si tu as besoin d'aide, ce n'est pas avec ça que tu vas en avoir »
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