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Be Good
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Brother From Another Mother | Ethan F. Valtinas | [X]

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Swan Black
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Dim 20 Nov - 17:30
« On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux. »
Brother From Another Mother

Un autre de ces jours de pluies. Le même que ceux qui vous plombent le moral et qui se passent au coin de la cheminée, enroulé dans un plaid avec une tasse de chocolat chaud entre les mains. Swan commençait à s'habituer à ce genre de climat, bien que sa peau n'aie jamais perdue de sa hâle. Cependant, aujourd'hui, elle se sentait triste. Pas plus que d'habitude, certes, mais c'était tout de même le cas. Un an, bientôt deux qu'elle était ici, et qu'aucune fois, elle n'avait échangé un mot, un message, rien qu'un signe de vie avec lui. Non, il ne s'agit pas d'une rupture amoureuse des plus mélodramatiques. C'est bien plus puissant que cela. Son unique point d'accroche, son seul pilier, s'était volatilisé suite à la faiblesse de son propre mental. Elle s'en voulait, elle s'en voulait même cruellement, et ce fut sûrement pour ça que c'est avec une cigarette mentholée qu'elle passait sa matinée. Elle savait déjà que si le jardinier où l'un des pions la trouvait dans les jardins une cigarette au bec, sans aucune veste sur les épaules, à profiter des torrents d'eau qui tombaient actuellement sur sa silhouette, elle serait morte avant même de chopper une grippe carabinée. Cette idée étira faiblement et de façon éphémère ses zygomatiques. Elle expira la fumée au parfum légèrement mentholé dans l'air, regardant de façon enivrée la danse inquisitrice de chaque particule de fumée. Puis, elle cligna des yeux, sa chevelure bleue avait foncé pour donner des reflets métalliques à ses mèches, son débardeur collait à sa peau, et son jean était froid comme le vent d'hiver qui soufflait dans ses boucles collées à ses joues.

Pourtant, malgré tout ce vide qu'éprouvait son coeur, un sentiment étrange emplit sa cage thoracique. Elle ne serait jamais plus seule. Comment une idée pareille pouvait donc avoir fleurie dans son esprit alors que la seule personne dont elle désirait la présence avec une réelle candeur, n'était pas là ? Cette question était bien trop nébuleuse pour que l'on puisse y donner une réponse maintenant. Même Swan, se demandait comment elle pouvait se sentir si apaisée, alors que même la météo lui intimait d'aller se refermer sur elle-même ? Et comme elle n'en savait rien, et qu'elle ne pourrait savoir, elle avança. Bientôt, elle se retrouva sur les jardins du devant, là où les personnes arrivaient, et, faisant parapluie de son propre corps, elle regarda son téléphone un instant, marchant dans une direction au hasard. Elle continua quelques mètres comme ça, puis releva le nez, et une sensation complètement obscure la saisit de la tête aux pieds.

Elle vit une fraction de seconde, ce bleu, cet azur magnifique où, lors de ses moments d'angoisse, elle se perdait pour finalement retrouver son souffle. Elle avait l'impression de rêver, et son corps entier s'était immobilisé en plein milieu du chemin amenant au portail. Une présence l'avait dépassé, sûrement sans faire attention à elle, préférant se protéger du froid, emmitouflé dans un manteau et une écharpe, bonnet rabattu sur les tempes. A ce moment, son coeur rata un battement. Ce bonnet. Ce bleu, du moins si elle avait bien vu. Cela ne pouvait être qu'une seule personne. Cependant, renfermée dans un mutisme soudain, elle ne fit que fixer le dos de l'inconnu, après s'être retournée. Etait-ce vraiment un inconnu, ou plutôt, était-ce vraiment la personne qu'elle imaginait, qu'elle souhaitait plus que tout ?

Puis, soudain, sa propre voix raisonna dans sa tête, elle s'entendit crier, mais ce n'était pas la voix qu'elle avait l'habitude d'entendre. Avec certitude, elle savait que c'était sa propre voix, mais, le ton que son corps, désinvolte, avait employé, la laissa penaude.
 
« ETHAN ! »

C'était un ton enfantin, comme celui du petit garçon perdu dans les magasins, et qui crie pour appeler sa mère. Celui du chaton miaulant corps et âme parce qu'il ne voit pas la fourrure de la figure maternelle revenir à lui pour le réchauffer malgré la pluie battante. Jamais, elle ne s'était entendu si démunie en ces quasi deux ans de foyer. Elle avait l'impression, d'être retombée à 15 ans, quand il l'avait prit contre elle quand elle avait fait une crise. L'impression d'être ce pauvre petit être duveteux que l'on tient contre son coeur pour le réchauffer alors qu'il se déchire la voix à miauler, espérant encore une fois que sa mère viendrait le sauver, puis, soudain, se calme. Le calme ressenti lorsqu'on offre une deuxième chance, la chance qui sauve une vie, une vie qui peut enfin s'épanouir véritablement.

Si l'inconnu se retournait, et qu'il était effectivement cette main tendu, des années auparavant, ce foyer qui l'avait recueilli avec ferveur, tout son corps manquerait sûrement de défaillir, et en attendant la révélation, c'était son coeur qui manquait de bondir hors de sa poitrine, si bien que celle-ci sursautait à chaque battement, de manière visible. Son échine était totalement hérissée, tressaillante d'espoir. Pourtant, tout cela ne prit que quelques instants, mais elle crut que cela faisait une éternité qu'elle était là, coïte à fixer une silhouette. Et, comme un enfant ne crie jamais qu'une seule fois, encore une fois, ses oreilles perçurent le son, tremblant cette fois, faible cette fois, presque inaudible cette fois, de sa voix.

 
« ... Ethan ? »

Elle sentit son regard s'embuer, tellement l'espoir était grand et vif, piquant son coeur à coup de poignard jusqu'à ce qu'il cesse de battre. Une larme perla au coin de son oeil noir, se mêlant aux gouttes d'eau qui noyait son visage depuis plusieurs minutes maintenant. Son souffle s'emballa, un instant, elle crut faire une crise, mais ce n'était pas de l'angoisse, c'était la plus pure des émotions possible et imaginable pour Swan. Le réconfort.

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Ethan F. Valtinas
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Jeu 24 Nov - 20:46
Depuis combien de temps ne l'avait-il pas revu ? Depuis combien de temps ne lui avait-il pas parlé de manière directe ou même indirecte ? Depuis combien de temps avait-il arrêté de prendre soin d'elle ? Depuis combien de temps ... Toutes ces questions tourmentaient l'esprit du jeune homme alors qu'il marchait sous des pluies diluviennes. Aujourd'hui, il pleuvait. Ethan n'avait rien contre la pluie, mais cette dernière avait tendance à le rendre encore plus renfermé qu'il ne l'était déjà. Il leva la tête et continua d'avancer, le regard vide plongé dans les nuages noires qui encombraient le ciel.

Galway. C'était là où il se rendait et là où elle se trouvait. Elle, à qui il s'était énormément attachée durant le peu de temps où ils avaient vécu ensemble. Pour Ethan, cette personne faisait partie de sa famille, non pas la famille que l'on obtient par le biais du sang, mais celle que 'on choisit. Cette famille dont on choisit attentionneusement chaque membre, celle que l'on ne regrettera jamais, celle qui nous aide à avancer dans la vie et sur laquelle on peut se reposer. Et, c'était pour elle, qu'il venait aujourd'hui, loin de chez lui, dans un endroit inconnu.

A mesure que sa destination approchait, une boule se formait dans son estomac. Deux émotions se mélangeaient lentement en lui, l'appréhension et la joie. D'un côté, il ne pouvait cesser de se demander ce qu'il devait dire, ce qu'il devait faire la première fois qu'il la reverrait. Après ce premier passage tout redeviendrait comme avant, du moins il l'espérait. De l'autre, une joie immense grandissait en lui, cette existence creuse qui était sienne allait enfin être de nouveau pleine. Mais pour l'instant, c'était l'appréhension qui l'emportait. Il sentait ses mains trembler au fond des poches de son manteau. Cherchant fébrilement son paquet de cigarettes, il en sortit une et la mit à sa bouche. De son autre main, il sortit un petit rectangle rouge et appuyant sur un des côtés une faible flamme sortit de l'injecteur de gaz. Il la porta à sa cigarette et l'alluma.

Il tira sur la cigarette et la fumée emplit ses poumons. Une sensation passagère de bien-être l'envahit alors que son corps recevait sa dose de nicotine. Puis il expira, s'imaginant expirer autant la fumée que l'appréhension qui lui serrait les entrailles. Cela faisait 1h qu'il marchait ou du moin en avait-il l'impression et le pensionnat ne semblait prêt à se dessiner au détour d'un arbre ou d'une route. Il soupira. C'était à croire que le monde ne voulait pas qu'ils se rejoignent. Mais même s'il fallait se battre contre le monde pour la retrouver, il la reverrait. Peu importe ce qu'il devait faire, peu importe quels sacrifices il devait effectuer, il la reverrait. Puis finalement le portail de l'établissement se dessina au loin et, instinctivement, il pressa le pas.

Le ciel continuait de déverser des torrents d'eau et Ethan était pressé de gagner l'abri de ces murs, d'avoir un toit le protégeant de ces aiguilles mortelles qui le martelaient depuis trop longtemps et s'insinuaient entre ses vêtements pour lui mordre la peau. Il frissonna et dépassa le portail. Le regard fixé sur le bâtiment au bout du chemin, il ne remarqua même pas la personne à côté de lui qu'il venait de dépasser. Son envie de la revoir l'avait aveuglé au point de ne même pas voir ce pour quoi il était venu. Il aurait continué son chemin s'il n'y avait pas eu ce mot, brisant le doux silence feutré de la pluie. Plus qu'un mot, c'était un appel, un appel à l'aide, un cri de détresse qui lui était spécialement destiné. Ses doigts se crispèrent dans ses poches alors qu'inconsciemment il ralentit pour finir par presque se tenir immobile. La personne derrière-lui lança un deuxième appel, si bas qu'il ne comprit pas ce qu'elle venait de dire. Cependant, il reconnaissait très bien cette voix. Comment aurait-il pu l'oublier ? Il l'avait entendu pendant si longtemps. Faible et sans vie au départ, puis mue d'une énergie nouvelle peu avant son départ.

Lentement, il pivota pour lui faire face. Ses yeux s'écarquillèrent doucement alors qu'il reconnaissait ses cheveux d'un bleu profond qui du à la pluie, collaient un visage aux traits fins qui ne lui avait que trop manqué. Il ouvrit la bouche, voulant prononcer son prénom, mais les mot moururent dans sa gorge. Pas un son ne sortit. Sa gorge était aussi sèche que du parchemin. Il ne resta même pas deux secondes dans l'incapacité de parler, mais cela lui parut une éternité. Un sentiment de rage montait à présent en lui, de rage contre lui-même et d'impuissance. Il se trouvait là, devant elle, devant celle qu'il était venu retrouvé, celle pour qui il avait tout quitté non pas une, mais deux fois. Et pourtant, il restait là, devant elle, incapable de prononcer le moindre mot, la bouche ouverte, mais silencieux. Pathétique. Voilà, ce qu'il était pathétique.

Un fragile sourire finit par se dessiner sur ses lèvres alors que la joie de la revoir reprenait le dessus sur toutes les autres émotions qu'il pouvait ressentir en cet instant. Sa vision se brouilla quelque peu . Et il avança vers elle, réduisant la distance qui les avait séparées en une fraction de seconde, avant de la serrer contre lui.

"Swan ... !"
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Swan Black
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Jeu 24 Nov - 22:01
https://www.youtube.com/watch?v=McF-ZsJi9Qo

« Trust Me, And Take My Hand, When The Lights Go On, You Will Understand. »
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La décantation du mouvement était très nette. Simultanément, il s'était retourné, lent et graduel, et comme un miroir brisé, elle eut une réaction en parfaite harmonie avec sa gestuelle. La cigarette tomba au sol, aussitôt éteinte par les trombes d'eau qui venaient ici la blesser à coup de gouttelettes. Et que de gouttelettes. Son bras suivit une arabesque lente et hésitante, son esprit était déconnecté le temps d'assimiler la nouvelle. Ce bleu qui venait de plonger sur elle, il l'avait saisi au plus profond de son être et refusait de la lâcher, autant un fauve aurait étouffé sa proie, autant ici, il lui redonnait la force de respirer. Un poids venait de se soustraire à sa cage thoracique, si bien que son souffle devint incontrôlable, pas de panique, juste une joie extrême venant saccader sa respiration, elle n'en croyait toujours pas ses yeux. Le vairons de celui-ci était presque invisible, les pupilles si dilatées qu'elle paraissait pour une droguée. Mais que dire à une personne en manque d'une autre ? Elle eut un sanglot, et sa main se posa sur sa bouche pour tenter de l'étouffer. Que faire, elle était submergée, et pourtant, jamais elle n'avait senti sa tête aussi au dessus de la surface qu'à cet instant, enfin si, une seule fois.

Elle aurait voulu courir. Courir, pour se jeter corps et âme dans l'étau de ses bras, et ne plus jamais en sortir, prisonnière de l'affection qu'elle portait à cet individu, la seule personne réellement importante à ses yeux. Ses jambes, cependant, menaçaient de la lâcher, à moins que ce ne soit le froid qui venait achever son corps à coup de pluie.

Enfin, elle retrouva le contrôle de son corps, il n'était plus très loin, mais elle ne calcula pas la distance, aveuglée par le sel de ses cristaux lacrymaux. Elle était comme spectatrice de sa propre vie, à cet instant, son corps ne répondant plus qu'au seul instinct que celui dicté par son souffle. Elle bondit presque en avant, d'abord en petites foulées, puis à vitesse maximum, comblant les quelques mètres d'écarts si promptement que ce fut trop. Trop d'impulsion, trop de sentiments, trop de force dans cette étreinte. En atteignant l'objet de toute la houle sentimentale enfouie en elle, son corps entier quitta le sol. Elle se referma telle la serre du rapace attrapant le petit rongeur entre deux épis de blé, mais avec une telle douceur, que tout deux vacillèrent. Basculant en avant sous son poids, elle entraina l'être chéri dans sa vertigineuse dégringolade émotionnelle. Littéralement. Alors, il y eut le choc, la collision, puis la rencontre entre les corps entrelacés et le sol.

Trempée par sa sortie, elle ne fit pas attention à l'eau giclant sous la masse de leur étreinte, pourtant, ce fut une seconde entière où l'eau retomba sur leur silhouettes. Par grâce, le ciel leur accorda la faveur de ne placer sous eux aucune trace de boue, la pelouse les entourant cependant, de part et d'autre du chemin pavé menant au bâtiment administratif du foyer. Elle aurait aimé être forte, et sourire, mais la vague de tristesse accumulée durant plus d'une année ressortit aussi violemment qu'elle était rentrée. Sa voix se cassa en de longs sanglots, à la fois rauque et féminins, contrastant avec le cliquetis meurtrier de la pluie battante. Elle resta ainsi plusieurs minutes, ou du moins, assez longtemps pour que son dos soit endolori, les reins refroidis et grinçant lorsqu'elle se détacha pour planter son regard, pourtant si étrange, dans le bleu inquisiteur, l'océan du sien. Elle resta muette, encore sous le choc de la nouvelle. Il était là, bien là, physiquement présent, accessoirement complètement écrasé par le corps de la jeune femme, mais entièrement là. Enfin, la stupeur passa. De nouveau parfaitement consciente et maîtresse d'elle même, elle se releva, et tendit sa paume de main à son cher Ethan, à qui elle devait tout.

 
« Mon dieu, Ethan, j'y crois pas mes yeux, tu es venu ! Tu es venu je pensais que tu m'avais complètement oublié, tu m'as manqué ! »

Swan blasphéma encore de nombreuses fois, s'étonnant elle même d'être si pieuse dans ses injures. Après un long moment de mutisme, elle venait de retrouver le caractère ouvert et complètement volubile d'il y a quelques mois. N'en revenant toujours pas.

 
« Tu te rends pas compte, dans ce bahut, j'aurais pu te manquer de quelques secondes tellement de fois, pourquoi tu ne m'as pas prévenu ? J'aurais été plus présentable que... comme ça ! »

En parlant de ça, un frisson secoua l'échine de la demoiselle avec une telle force, qu'elle ne sut le cacher, ses épaules frémirent et elle poussa même une respiration crispée, aspirant légèrement sa lèvre, à cause du froid, créant un fffffh glacé. Elle s'en voulait, à cause d'elle il allait déjà se faire du soucis pour peu, tellement peu. Si elle avait un rhume, elle ne saurait prévoir la réaction du meilleur grand frère qui soit, surtout parce qu'elle avait eu un instant de déprime à leur sujet. Cependant, ce détail resterait omis volontairement par la demoiselle, elle n'avait aucune envie qu'il se fasse un sang d'ancre pour elle, du moins pas tout de suite.

Le frisson avait donné un déclic dans l'esprit de la chevelure bleue. Rentrer était sûrement la meilleure idée, et par ailleurs, se changer aussi. Mais, en tous cas, elle ne le lâcherait pas d'une semelle tant qu'ils n'auraient pas rattrapé le temps perdu, autour d'un chocolat chaud ou même mieux, d'un café serré à souhait, ou d'un cappuccino relevé avec un peu de cannelle et de marshmallow. Alors elle lui prit le bras sans prendre la peine de le concerter, et tira dessus en se remettant en route vers l'intérieur.

 
« Viens, tu vas attraper froid ! »
Un sourire enfantin illumina le visage de la jeune femme.



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Ethan F. Valtinas
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Ven 25 Nov - 0:56
Ses mots se perdirent dans une foule de cheveux bleus. A peine eut-il le temps de prononcer ses mots que le monde vacilla autour de lui, pour de vrai cette fois-ci. Enfouissant son visage dans son cou, il se sentit chuter, déséquilibré par l'étreinte dans laquelle Swan l'emprisonnait, puis la douleur lorsque son dos heurta le sol détrempée par les pluies diluviennes qui s'abattaient sur eux. L'eau s'insinuait dans ses vêtements, le trempait jusqu'aux os, mais peu importe à quel point cela pouvait paraître désagréable, ce n'était rien comparé à la joie qu'il ressentait en ce moment précis. Il souriait. Il était heureux. Plus qu'il ne l'avait été dans toute sa vie. Un tremblement incontrôlé secoua son corps alors que le froid s'insinuait profondément en lui. C'est à ce moment précis que Swan se redressa et l'invita à se relever. Il n'accepta sa main que par simple politesse, mais ne prit que légèrement appui dessus, s'aidant de sa propre force pour se remettre debout.

Il la regardait parler, avalant ses paroles les unes après les autres. Il haussa un sourcil, surpris par la remarque de la jeune femme. L'oublier ? Comment aurait-il pu l'oublier ? Il n'avait fait que penser à elle, au trou béant, à ces ténèbres qu'elle avait laissés dans sa vie après être partie. Jamais, ô grand jamais, il n'aurait pu l'oublier, elle, dont il s'était occupé pendant longtemps, qu'il avait remis debout, dont il avait recollé un à un les morceaux pour en fair ede nouveau une personne intègre. Elle était sa famille, sa seule famille. La famille qu'il avait choisie. Et il ne ferait pas la même erreur que sa "famille de sang", jamais il n'abandonnerait quelqu'un de sa famille. Un sourire étira ses lèvres alors qu'il la voyait jurer plusieurs fois. Elle lui avait manqué. Plus qu'il ne l'avait imaginé et il s'en rendait compte aujourd'hui. Toutes ses petites mimiques qu'elle avait, toutes ses choses qui faisaient d'elle ce qu'elle était.

Elle avait cependant raison, il aurait dû lui dire qu'il allait venir. Mais ... Il avait eu peur. Peur qu'elle l'ait oublié ou qu'elle pense qu'il l'avait abandonné. Cela faisait plus d'un an qu'elle avait été emmené dans ce pensionnat pourtant ce n'est que maintenant qu'il se décidait à venir la voir. Pourtant ce n'était pas faute d'y avoir songé, mais quelque chose avait toujours fait qu'il ne pouvait pas. Il la regarda de bas en haut, amusé par sa dernière remarque. Plus présentable que cela ? Ils avaient habité ensemble, il l'avait vu dans des états bien moins présentables. Puis elle lui attrapa le bras, lui intimant gentiment de le suivre, de se mettre à l'abri. Il jeta un regard aux nuages noirs qui plombaient le ciel. Ce n'était pas une mauvaise idée en soit mais avant d'aller où que ce soit.

"Attend un peu ..."

Il s'extirpa doucement de l'emprise qu'elle avait sur son bras, sans la brusquer. Retirant son manteau, il vint le placer autour de ses épaules.

"Tu vas tomber malade si tu restes comme ça sous la pluie."

Puis ôtant son bonnet il l'enfonça sur la tête de Swan. Et fit un pas en arrière, légèrement amusé.

"Voilà qui est mieux, je te suis maintenant."

La situation était quelque peu cocasse à ses yeux. Avant, c'était lui qui l'avait guidé, qui avait été en quelque sorte son mentor. À présent qu'il était dans un environnement totalement inconnu, il dépendait de Swan plus que jamais. Étrangement, cela ne le dérangeait pas plus que cela. C'était un sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps, celui de se savoir soutenu, entouré. Un frisson lui parcourut l'échine, il avait froid. Cette constatation le fit sourire intérieurement. Il était normal d'avoir froid, lorsque l'on était trempé de la tête aux pieds et avec si peu d'affaire sur soi. Son regard fût alors aussitôt happé par la jeune femme. Il la dévisagea quelques instants. Que faisait-elle dehors sous ce mauvais temps. Et surtout, pourquoi si peu couverte ? Un nouveau frisson fit trembler son corps et il jeta un nouveau regard à Swan, la suppliant mentalement de les emmener tous les deux à l'abri de la pluie. Ils reprirent ainsi leur marche vers le bâtiment le plus proche, Swan menant la marche et Ethan lui emboîtant le pas, laissant seulement quelques centimètres entre eux. Ils atteignirent rapidement le bâtiment, se hâtant pour échapper aux gouttelettes mortelles.

"Attends ... !"

Il l'interpella au moment où elle s'apprêtait à rentrer dans le bâtiment. Basculant d'une jambe à l'autre, il ne savait pas comment lui demander cela. Fébrilement, il sortit son paquet de cigarette de sa poche et la regardant, il lui sourit nerveusement.
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Swan Black
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Sam 3 Déc - 12:04
« If we live our life in fear, I'll wait a thousand year to see you smile again... »
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Elle sentit son emprise se rompre, malgré la douceur de ce geste, une pointe poussa au creux de son estomac, elle aurait aimé ne plus jamais le lâcher, toujours avoir un contact physique, un peu comme les petits koalas s'accrochent à leur maman pour ne courir aucun risque. Sa petite zone de confort semblait s'écrouler un bref instant, et pourtant. A peine avait-elle réalisé qu'elle avait lâché son bras, elle sentit ses vêtements de plaquer un instant contre son corps, dessinant sa silhouette avec une extrême précision, cette sensation de froid extrême contrasta rapidement avec la chaleur qui commençait à fuser dans son corps, lui faisant entendre raison. Elle avait froid. Puis le bonnet s'enfonça jusque son nez et elle sentit ses mèches coller encore et encore contre ses joues, jusque sur ses lèvres, alors elle remonta le bonnet pour voir et remettre les quelques cheveux en place. Elle esquissa un sourire tendre et reconnaissant, sans regarder Ethan, profitant un instant de la chaleur qui s'infusait dans son corps comme le plus vicieux des virus.

Une fois près du bâtiment, une sorte de petit préau au niveau de la porte leur évitait les antépénultièmes gouttes de pluies, et lorsqu'elle posa la main sur la poignet, contractant les muscles de son bras endolori par le froid et endormi par la chaleur postem, elle n'eut pas le temps d'amorcer le geste, car une voix la retint. Un simple, "attend" et elle s'était figée, là, penaude à attendre la raison pour laquelle on la privait du réconfort d'une pièce chauffée et sèche, un abri, qui permettrait à Ethan de finaliser son entrée, d'officialiser le fait qu'elle n'aurait plus jamais à s'inquiéter de l'endroit où il est, et de ce qu'il peut bien faire loin d'elle. Le regard vairon se posa intensément sur celui de son grand frère de coeur, puis elle baissa les yeux sur le paquet de cigarette, pour lui demander ça alors qu'il pleut comme vache qui pisse, il devait vraiment avoir besoin de cette cigarette, elle soupira donc et lâcha la poignée, se résignant.

 
« Tout ce que tu voudras. »

Dans sa bouche, les mots sonnaient vachement implicite, du moins, si elle avait été en face d'un autre homme de type plan cul, mais là, elle se retrouvait face à la seule figure familiale que sa vie autoriserait jamais. Alors, il n'y avait ni arrière pensée ni rien du tout dans ses paroles, si ce n'est la voix chaude habituelle qu'elle possédait, à laquelle elle ne pouvait rien. Elle laissa le temps à Ethan d'allumer sa cigarette et de la fumer, et elle esquissa un léger sourire.

 
« Tu sais, à la base c'est interdit dans l'enceinte de l'établissement, du moins près des bâtiments, mais bon, on s'en fout ! »

La possible réaction d'Ethan la faisait jubiler un temps soit peu. C'est vrai, à peine un pied dans le foyer qu'il venait déjà purifier l'air de la fumée précieuse à tous les fumeurs et drogués des environs, il n'était même pas encore noté comme arrivé, quoi ! L'idée qu'il panique ou quelque chose dans le genre l'avait transporté un instant, malgré qu'elle ne s'attende pas non plus à une réaction digne des plus rigoureux qui soient. Au mieux il éteignait sa cigarette, au pire elle attendait cinq minutes.

Ils rentrèrent enfin, et elle détrempa le sol en première, la secrétaire levant un sourcil, puis, jetant un oeil à la porte vitrée, ne dit rien, elle était assez occupée comme ça, alors régler les soucis des petits jeunes inconscients qui se baladent limite à poil dehors, c'était pas de son ressort. Cependant la tête d'Ethan ne lui revenait pas, alors elle prit son rôle au sérieux cette fois et invita le jeune homme à régler les dernières formalités, lui indiquant plan de l'établissement, sa chambre, le fonctionnement du test anti-drogue chaque semaine, car il était comme Swan, obligé de le passer pour s'assurer de sa bonne santé. Une fois tous les papiers faits, elle les congédia ensuite, reprenant son air renfrogné, renforcé par son chignon blond et son air assez jeune. Swan roula un peu des yeux, et rendit ses affaires à Ethan, se dégageant du manteau qu'elle avait détrempé, et extirpant son crâne du bonnet, autant dans un sale état que l'autre vêtement. Elle avait de la chance si Sighild ne passait pas dans le coin pour lui tirer les oreilles puissance mille, qu'est-ce qu'elle détestait cette bonne femme...

« Tu es dans quelle chambre ? Je vais te montrer, avec un peu de chance, t'es pas loin de la mienne. »

Elle esquissa un petit sourire, ca serait vraiment pas mal, des petites sorties nocturnes histoire de se ressasser quelques anecdotes du temps passé. Bon elle sortait malgré tout régulièrement, histoire de combler la famine présente dans son bas ventre, mais jamais rien de régulier, alors elle était quasiment sûre d'avoir 90% de ses soirées à passer avec lui. Mais pour tout cela, il fallait d'abord qu'il l'aie, sa chambre.

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